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BREVES/LE MOT DU PRESIDENT/



Depuis plus de 50 ans, l’Office d’Homologation des Garanties de Peinture Industrielle (OHGPI) témoigne du sérieux avec lequel les différents acteurs de la profession, donneurs d’ordre, fabricants, entrepreneurs, abordent le problème des garanties contractuelles d’anticorrosion données sur un ouvrage métallique, pour assurer sa pérennité.

La grande majorité des entrepreneurs et fabricants de la profession participe à ce succès.

Il est le fruit du travail cohérent de cette organisation qui a toujours su élaborer des règles fiables pour délivrer ses Homologations, au plus grand profit de nos donneurs d’ordre qui en reconnaissent la validité.

Suite au travail approfondi de la Commission Technique qui a revisité et rassemblé ces règles, notre « Doctrine Technique », véritable document de référence, sera bientôt disponible sous forme d’un fascicule et sur notre site.

L’action de l’OHGPI s’inscrit naturellement  dans le cadre de la«  Filière Anticorrosion » dont le but est de développer et de crédibiliser nos métiers  et savoir-faire en partenariat avec :

-        Le GEPI qui représente les Entrepreneurs de Peinture Industrielle,

-        La FIPEC, pour les fabricants de peinture spécialisés en anticorrosion,

-        L’ACQPA, qui, de concert avec les grands donneurs d’ordre, le GEPI, et la FIPEC, gère la certification des systèmes de peinture et la qualification des opérateurs et inspecteurs.

La Filière Anticorrosion est confrontée en ce début d’année 2010 à un sujet d’actualité brulante qui nous implique tous directement.

En effet, les engagements de réduction des pollutions pris par la plupart des nations responsables participant au sommet de Copenhague nous concernent et ne peuvent laisser la Filière indifférente.

Notre profession doit prendre part à cette réflexion car jusqu’à présent, il faut bien le reconnaitre, nous avons comme tant d’autres participé à divers stades à la pollution de notre planète terre !

Fort heureusement, notre profession s’est préoccupée depuis de nombreuses années de ces aléas avant que l’urgence ne s’en fasse sentir.

Ainsi la préparation de surface par «  grenaillage » partout ou elle peut être mise en œuvre (cabines de grenaillage, grenailleuses de sol, grenaillage en espace confiné) en remplacement du « sablage », génère une réduction drastique des déchets et poussières. Associé à des équipements de recyclage de la grenaille et de filtration de l’air ambiant, le grenaillage permet de satisfaire aux exigences de plus en plus pressantes de réduction des pollutions. Les poids d’abrasifs usés mis en décharge se trouvent réduits dans des proportions considérables, et les poussières peuvent être piégées dans des filtres prévus à cet effet.

Plus importantes encore sont les réductions de poids des pollutions engendrées par le décapage à l’eau sous ultra haute pression (UHP). Ce procédé, en nette expansion depuis la dernière décennie, répond aux préoccupations légitimes de la société. On ne projette ni ne récupère de  l’abrasif, l’eau utilisée retombe au sol avec le produit décapé, il suffit de la récupérer et de la filtrer avec le matériel ad hoc et de la rejeter une fois propre, ou mieux encore de la réutiliser. La robotisation possible sur certains types de support optimise les qualités du système.  

Les formulations des peintures et revêtements continuent d’évoluer. Depuis longtemps déjà, certains fabricants, en avance sur leur siècle, ont développé des produits sans solvant pour des utilisations spécifiques ou très faiblement solvantées.

Les composants dangereux dits « CMR » disparaissent peu à peu et la prise en compte des exigences européennes de « REACH » devient une obligation sur le marché de demain.

Les peintures anticorrosion à l’eau qui n’avaient eu, jusqu’à présent, qu’un développement timide vont certainement trouver toute leur place dans notre activité  et s’améliorer encore pour assurer la pérennité des ouvrages de nos clients, sans «  COV ».

La profession est prête à relever les nouveaux défis posés dans le cadre du développement durable. Elle possède les hommes et les techniques pour y faire face.

L’OHGPI y participe à sa façon en prenant en considération, dans ses avis de garantie, les techniques de préparation de surface dont certaines étaient encore impensables il y a vingt ans.

L’OHGPI doit encourager les entreprises, les fabricants, et nos clients à prendre en compte ces évolutions. Demain des innovations encore plus hardies se présenteront et l’OHGPI devra statuer sur leur recevabilité en terme de longévité.

Mais il faut que nos donneurs d’ordre sachent que toutes ces évolutions ont un cout ; sont-ils prêts à le payer dés à présent ?

Malgré cette inconnue, je suis intimement persuadé que la décennie à venir sera celle de la mise en œuvre des techniques et produits « verts » garants du développement durable ; à vous de vous y préparer, l’OHGPI sera à vos cotés pour la part qui le concerne.

Le Président

Pierre NAVARRE