GUIDE TECHNIQUE/ENVIRONNEMENT


Environnement et description des agressions
Ouvrages aériens
Ambiance atmosphérique
Exposition aux intempéries
Facteurs aggravants

Ouvrages enterrés
Liquide, gaz, solide en contact

Catégories de corrosivité


L’environnement a un fort impact sur l’évolution (vieillissement, dégradation) des structures et surfaces d’acier. Si l’acier n’est pas efficacement protégé, il se corrode à une vitesse qui dépend de la corrosivité de cet environnement : de e à 1/5ème de millimètre d’épaisseur de métal par an selon les environnements courants en France.
Différentes professions ont, sur le plan international, décidé des normalisations variées des facteurs environnementaux.

En ce qui concerne le domaine des professions de la protection des structures métalliques contre la corrosion, dix neuf pays européens ont décidé de mettre en application l’ensemble de la norme ISO 12 944.
Cette norme comporte, dans sa partie n°2, les définitions des différentes catégories d’environnement.
Nous publions ci-après le tableau qui définit les catégories de corrosivité choisies et donne des exemples d’environnements types.
Par expérience - et en s’appuyant sur ses statistiques des 40 dernières année - l’OHGPI sait interpréter ces informations pour définir le degré de corrosivité du milieu, le classer par rapport à ces catégories et apprécier les performances du revêtement qui sera proposé en conséquence.
Il doit notamment quelquefois corriger le classement déclaré de bonne foi par le maître d’ouvrage ou les adhérents qu’il consultera en cas de doute ou de demandes différentes pour le même Ouvrage de la part des entreprises et/ou de fabricant.

Ouvrages aériens, revêtements en contact avec l’air

Nombre de dossiers de demande d’homologation font par exemple référence à des atmosphères rurales et indiquent une catégorie de corrosivité C2. Cette indication n’est pas toujours adéquate.

En effet, l’Office a constaté, depuis de nombreuses années, que certains ouvrages se trouvant très proches du niveau d’un plan d’eau ou d’un cours d’eau, sont l’objet de corrosions rapides qui affectent particulièrement les zones condensantes. Il en est de même pour des ouvrages situés près de fonds de vallées ou environnés d’une végétation dominante et dense.

De telles atmosphères, rurales humides, sont plutôt à classer en catégorie de corrosivité C3 (comme la plupart des atmosphères urbaines et industrielles).

D’autres facteurs aggravants apparaissent comme systématiques.

Donnons-en un exemple dans le cas des installations portuaires. L’atmosphère d’un port est généralement considérée comme étant à classer en catégorie de corrosivité C4, particulièrement lorsque les installations concernées ne sont pas directement exposées aux embruns.

En revanche, un ouvrage au niveau d’une jetée et qui reçoit régulièrement les embruns est à classer en atmosphère de catégorie C5-M.

Mais, il existe aussi des risques particuliers pour les faces condensantes d’ouvrages situés en hauteur, tels les portiques et grues.

L’environnement semble plus agressif pour les sous-faces de tels ouvrages qui se corrodent généralement plus vite que les autres faces. Ce phénomène pourrait être attribué au fait que les dépôts d’eau salée, provenant des embruns, n’y sont pas rincés par les pluies.
Tout se présente comme si ces seules faces condensantes, se trouvaient situées dans une atmosphère de corrosivité différente, plus agressive que celle concernant les autres faces.

Ouvrages enterrés, revêtements en contact avec des liquides, solides ou gaz
L’identification de l’agression de corrosion est évidemment plus simple à définir puisqu’il suffit de décrire la nature, température, concentration, pH, etc. du produit en contact et les conditions d’exploitation de l’ouvrage. Généralement, pour les produits courants tels l’eau ou le pétrole, on dispose de très nombreuses références et on connaît les performances des revêtements mis en œuvre.
3 catégories ont été définies par la norme EN ISO 12 944 que nous reproduisons ci-après.
Pour les ouvrages enterrés, notamment les canalisations, la présence de protection cathodique est importante à préciser.

Conclusion: il convient que les deux adhérents, conjointement, sur la base des indications données par le maître d’ouvrage ou le prescripteur, qu’ils compléteront par leurs observations personnelles, précisent sans ambiguïté :

• la catégorie d’atmosphère estimée,
• l’exposition des surfaces aux intempéries avec tous les facteurs aggravants (bord de mer, usine voisine, par exemple) ou au contraire les protections existantes ( par exemple un auvent),
• les produits en contact, leur nature, etc...,
• bref toute information permettant de classer le degré de corrosivité par rapport aux catégories de la norme, à défaut de mesurer précisément la perte annuelle de masse de métal nu résultant de cet environnement.




Catégories de corrosivité atmosphérique
et exemples d’environnements types
C1
très faible
C2
faible
C3
moyenne
C4
élevée
C5-I
très élevée (Industrie)
C5-M
très élevée (Marine)