GUIDE TECHNIQUE/AVIS OHGPI ET GARANTIE


Le dossier est complet et contient toutes les informations qui vont permettre au Directeur Technique de l’examiner.

Celui-ci tiendra compte de la “Doctrine technique“ élaborée par ses adhérents et validée par le Conseil d’administration.

Il se référera aussi aux accords intervenus entre les professions et certains grands donneurs d’ordre (par exemple Ministère de l’Equipement, EDF, SNCF, TOTAL etc…) ou aux circulaires adaptées à des types de travaux très spécifiques et ne présentant pas de variabilité dans les paramètres de conception ou de réalisation.

Il tiendra compte surtout, avec sa grande expérience, de l’historique et des statistiques dont il dispose dans sa base de données informatiques qui, rappelons-le, contient toutes ces données sur plus de 20 ans (soit 40.000 à 50.000 dossiers concernant une superficie totale estimée à un ordre de grandeur de 500 millions de m2) et qui constitue donc un outil particulièrement efficace.

La décision de l’Office indiquera donc que :

Compte tenu des indications du dossier, des précisions et observations fournies par les adhérents, dans le cadre des prescriptions du Code des conditions techniques (code DGO 12) des garanties de peinture sur structure métallique et sous condition que ces prescriptions soient respectées, la (les) garantie(s) maximale(s) inscrite(s) sur la(les) fiche(s) système(s) peut(peuvent) être proposée(s).

Cette garantie concerne habituellement la performance anticorrosion de ce(ces) système(s). Elle s’exprime en durée et se réfère à un “cliché“ d’enrouillement de la norme ISO 4628-3. La signification du terme “cliché“ a besoin d’être précisée pour les personnes qui ne sont pas habituées aux abréviations couramment utilisées :

- Le cliché 7 (degré d’efficacité 7) est aussi désigné par le symbole Ri.3 de cette norme internationale ou dans la norme française correspondante NF T 30-071, mais par le symbole Re.3 de l’échelle européenne en vigueur, qui est toujours largement utilisée et à laquelle la norme internationale se réfère.

- Ceci est vrai pour les quatre premiers clichés auxquels nous nous référons à l’Office et qui montrent les degrés les plus efficaces (au delà la corrosion est véritablement très avancée).

- Un décalage existe ensuite pour les clichés plus mauvais, ce qui est sans importance pour nous qui ne nous y référons jamais. La norme ISO indique la relation entre ces symboles et le % de surface corrodée.

Elle peut aussi concerner l’aspect du revêtement sur son subjectile : cloquage, craquelage, écaillage, selon la classification des défauts définis par la norme ISO 4628-2.

Bientôt (date prévue 2006 à l’issue des mesures en cours en Floride sous le contrôle de l’ACQPA) elle pourra concerner la couleur, selon les écarts colorométriques définis par la norme NF •••• pour les seules 23 teintes industrielles sélectionnées en accord avec les Maîtres d’ouvrage parmi les plus courantes, dont chaque fabricant aura déposé sa formule pigmentaire pour que son produit soit certifié par l’ACQPA.

Au sujet de cette dernière garantie couleur, qui, sauf erreur, n’existe pas encore dans les autres pays européens ou ailleurs, précisons qu’il conviendra particulièrement que le Maître d’ouvrage en fasse la demande formelle, en raison des nombreuses et coûteuses contraintes que l’exigence de durabilité de la couleur entraîne. Et les offres de prix correspondantes devront faire apparaître le supplément de prix prévu par rapport à une protection anticorrosion “standard“.

Enfin des réserves pour points singuliers ou particuliers peuvent être émises, sur proposition ou non des adhérents.

Nous reproduisons ci après les trois clichés d’enrouillement qui servent habituellement de référence :

Et l’OHGPI publie une reproduction très pratique et précise des dix clichés de cette norme avec texte explicatif traduit en 7 langues européennes que vous pouvez commander sur le web (cf commande documents).

En conclusion, tout ce travail aboutit à l’ HOMOLOGATION, matérialisée par la Fiche H.

Il s’agit d’un document original et unique, comportant la signature des deux garants conjoints, Entrepreneur et Fabricant, validées par l’OHGPI qui prend acte de l’ensemble du dossier.

C’est ce document, joint généralement par le premier demandeur à son offre commerciale avec une lettre d’engagement de garantie dont nous proposons un modèle, qui donne toute sa valeur, son crédit et sa fiabilité à l’ensemble de la démarche qualité et de transparence technique voulue et mise en œuvre par nos professions, avec le soutien de nos partenaires et clients maîtres d’ouvrage.

La garantie octroyée est claire, complète, sans ambiguïté, réaliste et contrôlable. L’engagement conjoint l’est également, ce qui met le maître d’ouvrage à l’abri de désaccords entre les deux garants.

C’est la force et la crédibilité de l’OHGPI, voulue par nos 200 adhérents qui représentent la quasi-totalité des acteurs de notre métier en France et, pour une part grandissante, à l’étranger.